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La QVT, une question d'équilibre

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Aussi simple soit-elle, cette question désarçonne souvent les salariés interrogés en entretien dans le cadre de la mise en place d’une démarche Qualité de vie au travail (QVT). Tout comme dans une formation quand je propose une mise en situation et demande aux personnes pour démarrer le débrief : « qu’est-ce que vous avez fait de bien ? ». Première réaction : « J’aurais pu améliorer… » et les autres participants de renchérir sur les points qu’ils auraient fait différemment de celui qui a joué la mise en situation. Si difficile que ça de parler positivement de soi ou de ce qui est satisfaisant ?

Or, on sera d’autant plus à même de reproduire ce qui a fonctionné, ce que l’on a fait intuitivement correctement, quand on l’a identifié. Le premier gage de réussite dans la mise en place d’une démarche QVT est ainsi de partir du terrain, d’aller interroger ceux qui sont concernés en premier lieu, sur ce qui pose problème, ce qui contribue à leur bien-être au travail, et ce qu’il serait intéressant de mettre en place pour améliorer le tout.

Trouver l’équilibre entre les deux plateaux de la balance

Si les salariés sont spontanément critiques, ils sont une source également très riche pour identifier ce qui dans l’organisation du travail, dans les relations ou dans leur environnement de travail joue un rôle important dans leur équilibre. Car une démarche QVT est avant tout la recherche, voire la préservation, d’équilibres : une charge importante de travail se gère mieux dans une bonne ambiance de travail et avec des moyens pour y faire face. Des responsabilités importantes sont d’autant mieux acceptées avec de l’autonomie et de la souplesse dans les horaires. Il est souvent question de trouver le bon dosage entre les deux plateaux de la balance.

D’où l’importance d’identifier aussi bien les sources de tension, de stress, d’amélioration, les facteurs de risques psycho-sociaux, que les sources de satisfaction, qu’elles soient symboliques ou plus structurantes. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’obtenir artificiellement un discours glorifiant le monde merveilleux de l’entreprise de la part des salariés, mais de rendre chaque acteur conscient que dégrader un élément de satisfaction, modifier ce qui convient au plus grand nombre peut rapidement devenir délétère.

Du confort du mobilier aux formations inter-sites

C’est là qu’il est intéressant d’avoir les réponses à la question suivante : « Qu’est-ce qu’il ne faudrait surtout pas modifier ou supprimer dans les pratiques, habitudes, fonctionnements de l’entreprise, sous peine que cela impacte négativement votre bien-être au travail ? » Cela permet à la direction ou au comité de pilotage d’une démarche QVT de cibler certaines actions clés pour pérenniser l’organisation ou des pratiques managériales appréciées, de renforcer des valeurs ou idées qui contribuent à la culture d’entreprise. Des exemples issus d’entreprises dans lesquels nous avons mis en œuvre des démarches sur la QVT ? Des choses aussi simples que la gratuité du café chez Engie Réseaux, le confort du mobilier et la réactivité des services RH et services généraux chez Ingeus, des formations inter-sites qui créent du lien entre les équipes chez Endel Engie, la culture de l’innovation avec l’encouragement des salariés à proposer des nouvelles idées d’amélioration des processus chez Tractebel….

Car c’est souvent le petit détail, le « petit caillou dans la chaussure », qui peut se transformer en plus gros problèmes…

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Dirigeante associée de MPI CONSEIL

Après avoir tenu un poste de direction dans un centre de recherches sur la santé environnementale...

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Marie Delmont

Dirigeante associée de MPI CONSEIL Après avoir tenu un poste de direction dans un centre de...

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