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Michel et Augustin : recette… d’un climat émotionnel positif (Partie 4/5)

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Suite de notre étude sur le climat émotionnel au niveau organisationnel avec deux nouveaux ingrédients : le facteur inspiration et l’Humain au cœur du business.

#7 - Inspirer les individus

« Inspiration » vient du latin in spiritum, qui signifie littéralement "avoir Dieu en soi". Etre inspiré, c’est avoir une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu'un ou quelque chose peut être à l’origine de celle-ci. 

Dans une entreprise qui érige la créativité et l’innovation au rang de religion, l’inspiration est la faculté de faire émerger des idées nouvelles chez les collaborateurs. Ce « quelqu’un ou quelque chose » qui se pose en catalyseur peut prendre deux formes : un

Management particulièrement inspirant et un environnement favorable. 

Un Management inspirant

Un leader exerce une influence supérieure auprès des personnes qui le côtoient. Il jouit d’un certain charisme. Cela signifie qu’il ou elle est un modèle pour les autres et que son attitude tendra à être contagieuse.

Voilà pourquoi un Top Management qui se montre trop autoritaire et dont émane un important volume de stress aura tendance  à « contaminer » l’ensemble des strates Managériales inférieures par effet de contagion. Difficile de qualifier ce phénomène d’inspiration tant il semble fonctionner selon des dynamiques émotionnelles négatives…

En revanche, un leadership qui exalte des sentiments de fierté, d’appartenance, de courage, d’enthousiasme et d’optimisme aura une influence mille fois plus positive sur le climat émotionnel de l’entreprise car il se positionne dans une logique d’inspiration ! Inspirer revient donc à faire émerger chez ses collaborateurs, par contagion, une large palette d’émotions positives. 

La notion de modèle est ici capitale car comment diffuser de l’optimisme si l’on ne l’est pas soi-même résolument ? Comment inspirer du respect si l’on n’en témoigne que trop peu dans son quotidien ? Comment inspirer la confiance si l’on laisse plutôt transparaitre de la méfiance ? 

Un environnement favorable

Le lieu dans lequel vous évoluez peut éteindre la flamme ou au contraire attiser votre feu. D’où l’importance de passer l’environnement de travail de vos collaborateur au filtre de l’inspiration : est-ce que le mobilier est de nature à favoriser le bien-être et la créativité ou celui-ci représente-t-il une entrave à la pleine expression des potentiels ? La couleur des murs est-elle plutôt chaude, neutre, froide ? L’art est-il présent au sein de votre entreprise ? La musique d’ambiance qui résonne à longueur de temps dans le hall d’accueil est-elle entrainante ? Favorise-t-elle la détente ? 

Etablir une liste exhaustive de tous ces détails qui influent sur le climat émotionnel de l’organisation est un vaste chantier mais constitue une réelle réflexion stratégique s’il l’on se place sur le terrain de l’optimisation de la ressource Humaine. En effet, c’est précisément par le biais de ces détails que se diffusent les valeurs et que se cultive l’inspiration.

Témoignage de trublions :

Aurélie, responsable RH : « Nous préférons que les employés vivent nos valeurs plutôt que de les afficher : on n’aura jamais de gros panneau « valeurs ». Plutôt des petites phrases accrochées un peu partout, des « schmilblicks » comme on les appelle. Des formules qui nous ressemblent et qui prônent nos valeurs, qui les inspirent. 

Pour la valeur sport, la meilleure source d’inspiration demeure Michel et Augustin eux-mêmes car ils sont tous deux sportifs. Depuis quelques mois, un coach vient même deux fois par semaine en nos locaux. Et Augustin organise presque quotidiennement une sortie footing au parc Saint-Cloud qui jouxte la Bananeraie ».

Amaury, responsable du développement commercial : « Michel symbolise l’exigence tandis qu’Augustin représente la créativité. Il a « 1000 idées à la seconde », alors forcément vous avez envie de faire pareil parce que le seul moyen de discuter avec eux passe par le fait que vous aussi vous leur apportiez quelque chose. » 

#8 - Positionner l’Humain au cœur du business

Il existe deux façons de promouvoir une entreprise : la première, plutôt opaque et qui est aussi la plus répandue, consiste à mettre en avant une marque, un service, un produit. La seconde, plus transparente, rajoute un volet Humain en invitant les consommateurs à découvrir qui sont exactement les personnes qui œuvrent en background et qui travaillent quotidiennement à satisfaire leurs envies. 

Cela revient à lever le voile sur les composantes Humaines de l’organisation et à tirer partie de cette valeur affective ajoutée pour tisser un lien de confiance avec les clients. 

Humaniser l’organisation 

Mettre un nom, un visage sur les personnes qui composent une entreprise et permettre au grand public de savoir qui sont exactement les troupes qui s’affairent à le satisfaire créé un sentiment de sécurité vis-à-vis de la marque. L’être Humain a peur de l’inconnu et le fait d’accroître la transparence diminue cette insécurité latente. 

Humaniser l’entreprise revient à donner sa pleine place aux éléments qui la composent. Afficher la photo des collaborateurs sur le site internet, communiquer de manière transparente sur leurs prénoms, adopter une véritable stratégie de personnification : cela donne une légitimité supérieure aux employés car ils ne sont plus considérés comme de simples rouages invisibles mais bel et bien comme des entités distinctes au service d’une mécanique collective. Chaque maillon de la chaine possède ses spécificités et sa personnalité ce qui renforce l’estime. 

Ouvrir l’organisation

Il est certes évident que toutes les entreprises ne peuvent pas actionner ce levier au même degré. Il est cependant intéressant d’observer comment le fait d’ouvrir ses portes au public permet d’insuffler du sens au sein des équipes. 

Le fait de recevoir plusieurs fois par an, en ses murs, plusieurs dizaines ou centaines de clients permet de corréler l’activité quotidienne avec la finalité de celle-ci. En d’autre termes, le fait de rencontrer physiquement, à fréquence régulière, les clients qui achètent vos produits est de nature à alimenter trois sentiments hautement contagieux et extraordinairement bénéfiques : la fierté, la gratitude et la satisfaction. 

Fierté parce que l’employé peut montrer son vrai visage et témoigner de son intégration profonde dans la dynamique collective : il fait partie de la vie de l’entreprise.

La gratitude : le collaborateur reçoit ce sentiment de la part des clients. Parce qu’ils ont été invité à venir en ces lieux, parce qu’on leur offre un instant de convivialité, parce qu’on les convie dans l’enceinte de l’entreprise, les consommateurs témoignent naturellement cette gratitude dont les premiers bénéficiaires sont les salariés de l’entreprise. 

La satisfaction vient couronner le tout car elle découle des deux sentiments précédents. Elle provient également du supplément de sens que cela induit. En effet, prendre conscience que ce que l’on fait quotidiennement dans son activité professionnelle est utile et qu’au-delà de ça, cela provoque un feedback empreint d’ondes positives est de nature à accroître le sentiment que le « travail » effectué recèle une véritable finalité qui plus est valorisante. Et cela a pour effet direct de maximiser l’engagement des salariés et d’alimenter l’organisation en émotions positives. 

Témoignages de trublions :

Aurélie, responsable RH : « Le fait de savoir que Michel et Augustin sont des gens qui existent en vrai, pour les consommateurs, est quelque chose d’incroyable ! Ils peuvent les rencontrer. Et peuvent même les toucher ! (rire). 

J’aimerai beaucoup mettre en place une action solidaire avec l’équipe : proposer une journée tournée vers les autres avec un supplément de sens par rapport à la pure incentive, une démarche plus altruiste. 

Tout ce que gagnent Michel et Augustin lorsqu’ils donnent des conférences est reversé à une association caritative. 

Les consommateurs font partie de l’aventure au quotidien. Par exemple, lorsque qu’un de nos consommateurs a gagné un an de cours avec un chef pâtissier à la bananeraie pour pouvoir passer son Cap pâtisserie »

Charlotte, responsable des relations clients, partenariats et réseaux sociaux : « Quand je réponds à un client, mon objectif n°1 est de le satisfaire. L’objectif n°2 est de le faire sourire ». 

Amaury, responsable du développement commercial : « Nous ne mettons pas de masque, les gens sont tels qu’ils sont chez eux ! »

Florian, chef de secteur : « On apprend tous des erreurs des autres, le côté challengeant est de pouvoir s’exprimer comme on est dans son métier ».

Auteur

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Luzi Joël & Sean

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