ADP

RH info : site d'actu et d'information sur les ressources humaines.

RSS

Le CSE CÉKOIDON ?

visuel_organisation_et_communicaiton_1_shutterstock.jpg

 

NDLR : cet article est la suite de "CSE, où es-tu ?" publié le 12 juillet 2018.


Audiard dans une de mes citations préférées disait : « les cons ca ose tout c’est même à ça qu’on les reconnait ». RH Info a eu la gentillesse de publier mes premières réflexions sur le CSE. J’avais bien prévenu que ce sujet ne passionnerait pas les foules ; et la sanction des “notifications”, tant sur LinkedIn que sur Twitter, n’a pas tardé à me donner raison. Ce n’est pas la folie des grands jours ! Bon, de deux choses l’une : 

  • soit c’est mal écrit ou inintéressant – voire les deux –, et dans ce cas-là, j’adresse à tous mes plus plates excuses pour avoir osé commettre ces quelques lignes, 
  • soit le sujet n’intéresse pas… et là, cela m’inquiète déjà beaucoup plus !

Fantasmons sur ce second point, plus confortable pour moi – vous en conviendrez !

Le CSE, comme je l’ai écrit, a semblé passionner – au moins en théorie – le chef de l’état, sa ministre et les membres des cabinets. Quelques conseils y ont vu l’occasion de faire un peu de chiffre en décodant l’écriture juridique des textes. Et puis…… les syndicats ont protesté ; ils ont tenté de mobiliser les foules ce qui, il faut bien le reconnaître, n’a pas été un franc succès. Un leader syndical a parlé de mort ; nombre de journalistes ont insisté sur le fait que le Président a tué le dialogue avec les syndicats…. Voilà voilà.

Reste qu’on a des textes, des dates butoirs, et qu’il va bien falloir que les entreprises, leurs représentants, les syndicats, fassent fonctionner la machine… Sans doute même serait-il plutôt opportun que les électeurs qui seront appelés aux urnes professionnelles sachent pourquoi… et pour quoi faire ? Tant d’habitudes, tant d’accords, d’usages, etc….

Je ne cesse de penser au casse-tête des Présidents d’Instances qui se voient partis pour des réunions où les ex-attributions des DP, CE CHSCT seront maintenues, endurant des heures et des heures de débats épuisés ressemblant à s’y méprendre – sans vouloir être désobligeant – à ceux de l’assemblée nationale, caméras en moins. Quant au fond…

Je ne cesse de penser au casse-tête des Membres de ces instances, qui en théorie devraient se voir moins nombreux, considérant qu’ils doivent faire pareil qu’avant mais en une seule réunion, avec moins d’heure de délégation. C’est pour le moins, comment dire… compliqué ! Y compris pour de vieux militants aguerris à l’ancien système.

Je ne cesse de penser au désamour déjà installé dans les entreprises privées entre syndicats et électeurs. Le sort des urnes envoyait des gens que l’on s’empressait de contester dans leur légitimité, mais à qui on n’hésitait pas à faire connaitre tel ou tel mécontentement que la voie hiérarchique n’aurait pas autorisé !

Ce n’est plus une distance, c’est un abime qui va se creuser !

Voilà pourquoi, je maintiens, persiste et signe : travaillons vite et bien le sujet ; non pas pour maintenir la survivance d’un passé qui n’intéresse plus grand monde ; non pas pour servir un dialogue de beni oui oui sans substance qui n’aide en rien le débat ; mais pour élever un dialogue social digne de nos entreprises d’aujourd’hui et de demain, en faisant avancer tous ensemble les projets de bonne façon.

Auteur

stephane_fayol.jpg

stephane_fayol.jpg

Stéphane Fayol

*/ Directeur des Ressources Humaines Master GRH – ESSEC, Stéphane vit le métier de RH depuis 1989...

Du même auteur

visuel_management_et_condition_de_travail9_adp.jpg

CSE, où es-tu ?

visuel_management_et_condition_de_travail9_adp.jpg

CSE, où es-tu ?

  Lorsque j’étais dernière année de formation initiale en RH, j’avais déjà remarqué que tout ce qui...

Par Stéphane Fayol, le 12/07/2018

visuel_theme_organisaiton_et_communication_home.jpg

Nos e-mails e-recevables

visuel_theme_organisaiton_et_communication_home.jpg

Nos e-mails e-recevables

  J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le billet de Vincent Berthelot sur l’IA au service de la...

Par Stéphane Fayol, le 18/06/2018