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Libérer le coaching ?

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Etre coaché, c’est entrer dans un espace de liberté où on peut s’autoriser à voir les situations professionnelles de manière différente, à envisager de nouvelles solutions, à modifier ses pratiques et comportements.

Etre dans une entreprise en transformation en se basant sur la confiance accordée demande aux salariés qui y participent des efforts d’adaptation au quotidien. Ils peuvent avoir besoin de cet espace de liberté et de l’appui d’un tiers pour conforter cette transition.

Il est difficile de faire du neuf avec du vieux et le moins que l’on puisse dire, c’est que le cadre du coaching a besoin d’être sérieusement dépoussiéré en remettant en cause :

- La vision élitiste du coaching adressé à des dirigeants. Pourquoi ne pas considérer que le coaching a vocation à s’adresser à tous les salariés, dès lors qu’il peut améliorer la performance individuelle et collective, ce qui peut faire l’objet d’un simple entretien avec le dirigeant ou bien avec le responsable RH de la structure.

- La prescription du coaching par l’entreprise : pourquoi ne pas considérer que l’on peut faire confiance aux salariés pour savoir s’ils ont besoin de se faire coacher ou pas ? Les entretiens tripartites sont-ils réellement utiles ? Comment demander à quelqu’un d’être engagé sur des objectifs de coaching qui ne sont pas les siens.

- L’absence de transparence : pourquoi ne pas faire clairement la promotion du coaching dans l’entreprise ? Pourquoi ne pas dire de manière explicite qui suit un coaching ? Pourquoi ne pas évaluer clairement les actions de coaching ? Les pratiques restent le plus souvent aussi opaques que celles autour des premiers stages de management et de développement personnel il y a un demi siècle.

- La dimension strictement individuelle : pourquoi ne pas demander aux personnes qui suivent un coaching de faire bénéficier à leur équipe des résultats et des apprentissages liés à ce coaching. C’est autant la personne que son collectif de travail qui peuvent bénéficier des apports du coaching.

- La dimension curative : pourquoi ne pas considérer que le coaching est aussi un outil pour apporter des solutions concrètes et rapides ? Est-ce qu’un droit de tirage de 3 séances ne suffit pas à répondre à la majorité des demandes, même s’il existe toujours des situations qui demandent plus de temps.

Enfin pourquoi ne pas mettre en avant dans l’offre de coaching 3 ou 4 méthodes qui peuvent régler 80% des situations. Est-ce que cela ne serait pas plus incitatif que cette image de haute couture donnée souvent à cette pratique.

Auteur

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François Chauvin

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