ADP

RH info : site d'actu et d'information sur les ressources humaines.

RSS

Une formation à l'orthographe ?

visuel_formation_et_developpement_1_adp.jpg

Pourquoi vouloir améliorer sa communication écrite professionnelle et choisir une formation en orthographe ?

Lorsque l’on propose à des salariés de suivre une formation, en particulier à l’issue des entretiens annuels d’évaluation, neuf demandes sur dix portent sur des cours d’Anglais. Tout le monde veut apprendre et parler l’Anglais ! C’est merveilleux ! S’ouvrir sur le monde et vouloir contribuer au développement international de nos entreprises ! Travailler avec des sociétés situées à l’étranger, échanger dans une autre langue que la sienne…voilà des thématiques qui font rêver la plupart des salariés français. Et, il est vrai que beaucoup d’employeurs exigent un niveau correct de pratique de la langue de Shakespeare. Pour autant, est-ce bien utile ? toujours utile ?
N’y a-t-il pas une formation encore plus utile ?

Une conviction forte

Nous avons une conviction : rédiger sans faute d’orthographe, de façon lisible et compréhensible dans un cadre professionnel est un véritable atout pour l’entreprise ; et un élément différenciant dans les années à venir. Notre conviction s’appuie sur différents constats.

Tout d’abord, la communication écrite connait une croissante constante dans les échanges en entreprise. Alors que tout le monde (ou presque) dispose d’un téléphone portable, les échanges professionnels passent désormais par l’écrit : vous souhaitez vous entretenir avec votre responsable hiérarchique d’un projet, d’une idée ou d’un problème ? Vous commencez par lui adresser un mail pour le rencontrer. Vous avez pu effectivement vous entretenir et échanger avec lui ? Tout juste sorti de l’entretien, vous confirmez par un mail les termes de votre échange, pour laisser une trace de cette discussion. Et si vous êtes en situation de négociation, qu’il s’agisse de partenaires sociaux, de clients ou de fournisseurs, il est fort probable que vous démarriez l’échange par un écrit ; et qu’au nom de la traçabilité, vous résumiez par un courriel ce que vous vous êtes dit.

Autant, lorsque la communication est verbale, elle est furtive, et des éléments extérieurs peuvent en masquer la qualité (émotion, attitude, bruits extérieurs, vitesse d’élocution, etc.), autant le message que vous allez rédiger va laisser son empreinte. Certains indiqueront que lorsqu’on rédige un texto, la taille du message et sa rapidité ne permettent pas toujours de respecter les règles de grammaire et d’orthographe. Mais lorsque l’on s’adresse par écrit à un client pour lui soumettre une offre, lorsque l’on communique avec l’administration dans le cadre d’une démarche officielle, on s’engage, par ses écrits ; de fait, le sérieux, la rigueur et la qualité de la démarche ne doivent pas être mis en cause par des fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe.

Ensuite, il est vrai que la langue française est d’une grande complexité pour la communication en entreprise. D’après Projet Voltaire, le partenaire de nos formations en orthographe, environ 50% des règles d’orthographe sont maîtrisées dans la communication écrite ! Pour autant, dans nos échanges avec les dirigeants d’entreprise, nous voyons parfois deux attitudes opposées lorsque nous présentons nos formations : « des formations en orthographe ? Il y a des gens qui sont prêts à payer pour ça ? » ou bien « l’entreprise n’a pas pour mission de former à ce qui est sensé avoir été acquis à l’école ». Alternativement, nous voyons une attitude un peu perfide qui consiste à dire : « ah, mais vous avez un boulevard devant vous ! » … d’un air de dire « c’est un combat perdu d’avance ! ».

Vaincre les préjugés

Certains considèrent que proposer des formations pour améliorer l’orthographe et les écrits professionnels est un combat perdu d’avance ! les jeunes ne savent plus écrire ! les correcteurs d’orthographe sont suffisamment efficaces ! Plus personne ne fait attention à l’orthographe !...

Si vous n’êtes pas complètement convaincus par ces allégations, voici quelques éléments pour vous ôter quelques doutes : lorsqu’un site de E-commerce contient des textes avec des fautes d’orthographe, ses ventes sont divisées par deux (source Projet Voltaire). Et 82% des recruteurs sont sensibles au niveau d’orthographe des candidats.

Le troisième constat, plus général, touche à la perception et au ressenti !... Une formation pour améliorer son orthographe et ses capacités à rédiger, n’est-ce pas dégradant ? N’est-ce pas rébarbatif ? N’y a-t-il pas un risque de mise à l’index de ses collègues ? Pour répondre à ce risque de critique, certaines grandes entreprises ont décidé de mettre en place un plan de formation en orthographe, en commençant par le haut et pour l’exemple avec leurs managers. 700 entreprises françaises ont par exemple intégré, dans leurs propositions de formation, l’accès à la plateforme Projet Voltaire pour l’orthographe ; parmi elles, des entreprises de premier plan, comme Danone, Ikea, La Poste ou Orange. Dans son rapport RSE 2014 (Responsabilité Sociale et Environnementale), la Banque Populaire indique l’action importante qu’elle a menée de former 27.429 de ses salariés ; la Banque Populaire comme d’autres banques (Société Générale, LCL, etc.) ayant intégré l’orthographe dans ses programmes de formation.

Il est important qu’un programme portant sur l’amélioration de l’orthographe et des écrits professionnels soit perçu comme décomplexé, décontracté et ludique ; il faut une pédagogie qui combine une formation interactive, en petit groupe, avec un formateur, associée à une formation à distance tutorée. Par des exercices de mise en situation, par un effort constant de « contextualisation », c’est-à-dire tenant compte du contexte professionnel des stagiaires, nous développons une dynamique d’apprentissage qui se traduit par une spirale positive ; les stagiaires retrouvent confiance en eux, sont mieux considérés par leurs collègues, et peuvent se concentrer sur leurs compétences-clés. Cette chaine d’entrainement permet l’ouverture d’opportunités professionnelles, jusque-là impossibles.

Culture et pratique

Enfin, ce que nous savons, c’est que le Français, c’est notre « maison commune » ; c’est le véhicule commun des francophones. A une période de recherche de sens, de retour aux fondamentaux, d’exaltation de notre culture et de nos traditions, le Français est notre patrimoine commun. Nous sommes généralement fiers de notre histoire, de nos institutions et de nos grands écrivains. Intuitivement, nous savons que nous sommes les héritiers de cette histoire prestigieuse. Faut-il chercher pour autant à former des salariés à la dictée de Pivot, ou tout aussi difficile, à celle de Mérimée (à laquelle Napoléon III fit 75 fautes…) ? Certainement pas ! Nous savons que 7 salariés sur 10 sont des rédacteurs au quotidien de mails ; chaque jour, ils rédigent en moyenne 33 courriels et ils en reçoivent 50 ; et le temps dont ils disposent pour rédiger se réduit de jour en jour par l’accroissement de leurs tâches. Ce qui est nécessaire, c’est de permettre à tous de progresser, d’acquérir des réflexes et des connaissances qui permettent de mieux rédiger dans un temps plus court. Certes, il y aura peut-être encore des fautes de frappes, voire de rares fautes d’inattention. Mais les automatismes auront été enregistrés, et la hausse de la qualité de rédaction sera réelle…différenciante…porteuse d’une image positive de rigueur et de sérieux.

La bonne utilisation de la langue française dans les écrits, la rédaction sans faute d’orthographe de courriers, de notes internes, ou d’offres à destination de clients ou de fournisseurs… démontre le sérieux, la rigueur et la fiabilité de l’entreprise, une image qui vaut bien des discours…

Auteur

jacques_et_catherine_milcent.jpg

Cofondateurs de CONSENSO formation

Jacques Milcent est Directeur et cofondateur de CONSENSO formation.

Diplômé de Neoma, il a créé...

jacques_et_catherine_milcent.jpg

Jacques et Catherine Milcent

Cofondateurs de CONSENSO formation Jacques Milcent est Directeur et cofondateur de CONSENSO...

Du même auteur