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Quand le travail franchit les frontières

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Quand le travail franchit les frontières : les écueils et les périls

Le lieu de travail s'étend à travers les frontières physiques et les fuseaux horaires. Bien que travailler à travers de multiples juridictions entraine des avantages indéniables, cela peut aussi être un défi important pour les employeurs. Comment nous y prendre au mieux ?

Un effectif international offre évidemment plus de force. Tout d’abord, une structure qui offre des compétences globales possède une plus grande valeur que celle qui ne possède qu'un seul objectif spécifique et cloisonné. Pour l’ensemble des entreprises de services, proposer une compréhension complexe des procédures et des coutumes dans plusieurs pays est inestimable. Dans le climat d'affaires actuel, la flexibilité devrait être notre meilleure alliée ; et un ensemble de collaborateurs bien réparti peut nous donner la capacité nécessaire pour prospérer. Nos heures de travail peuvent suivre la course du soleil, et nous avons la possibilité d'exploiter des domaines de talent quand nous en avons besoin.

Au-delà de ces avantages, nos collaborateurs souhaitent acquérir de l'expérience transfrontalière. Les salariés européens sont particulièrement attirés par le travail international, comme le montre notre dernière recherche. Près des trois quarts (74 %) s’intéresseraient à d'autres pays pour leurs opportunités de carrière. Chez les 16-24 ans, le pourcentage est stupéfiant, puisqu'il s'élève à 87 %. Quand nous pensons aux besoins et aux souhaits de nos salariés, la solution réside en une population active flexible et internationale.

Voici trois choses sur lesquelles nous devons rester vigilant pour nous assurer que le travail au-delà les frontières nous apporte un vrai plus :

1)    Garder une culture d’entreprise

L'obstacle majeur, fréquent pour des collaborateurs à l’international, est la difficulté rencontrée pour essayer d'élargir la culture d'entreprise. Des langues différentes, des valeurs régionales particulières, des coutumes et des pratiques spécifiques peuvent en effet créer des coalitions implicites et faire de l’entreprise un réseau complexe. Ce défi doit être pris très au sérieux puisque la culture est finalement ce qui retient et attire les meilleurs talents, qui partagent nos valeurs et nos objectifs.

Les souhaits et les besoins changent radicalement d'un pays à l'autre, même s'il s'agit du même continent. Par exemple, près des deux tiers des salariés interrogés en Pologne (65 %) sont plus motivés par le salaire et la rémunération, tandis que seulement 40 % des collaborateurs espagnols déclarent que l'argent est le facteur le plus important.

De la même façon, les normes de travail changent beaucoup d'un pays à l'autre. Les Pays-Bas sont les plus flexibles concernant le travail, avec la proportion la plus élevée de travailleurs à domicile (20 %), travaillant avec des horaires flexibles (33 %). À l'autre extrémité, les salariés polonais sont les moins flexibles, avec plus des deux tiers (69 %) qui travaillent sur le site de l’entreprise. Assurons-nous d'être prêt à abandonner l'idée d’un mode de travail stéréotypé pour chaque pays, tout en reconnaissant les souhaits de chaque collaborateur.

2)    Ne pas forcez les choses, mais facilitez l’évolution des mentalités

En dépit du large intérêt pour le travail international à travers l'Europe, plus d'un quart des salariés (26 %) ne s'imaginent toujours pas partir travailler à l'étranger. Exiger un état d'esprit international peut être contraignant et décourageant pour un certain nombre de personnes.

D'une conversation rapide à la machine à café à la journée de « Team Building » ou une simple conversation de bureau, avoir de bonnes relations au travail est toujours primordial pour engager les collaborateurs. Presque un tiers d’entre eux pensent que les relations entre collègues sont le facteur principal de motivation – la deuxième pour les salariés européens. Assurez-vous que chaque bureau, chaque région et chaque pays s’attache à une culture indépendante, c'est-à-dire la possibilité de créer des relations vraies et durables, permettant des séances de travail en présentiel. C’est indéniablement plus compliqué à créer quand les réunions se font en téléconférence.

3)    La technologie est votre meilleur ami

En parlant de téléconférence, une bonne communication internationale est l'une des façons d'éviter certains de ces problèmes. Les entreprises devraient s'assurer que leur technologie mobile est adéquate pour permettre de vraies discussions entre collaborateurs. C'est vital lorsque ces derniers ne peuvent tout simplement pas traverser un couloir pour résoudre un problème.

Peut-être un résultat direct du besoin de mieux communiquer : les appareils mobiles sont au sommet de la liste des souhaits établie par les salariés quand il s'agit d'améliorer la technologie dans leur environnement de travail. Un collaborateur sur trois pense que son employeur devrait investir dans des ordinateurs portables (32 %) tandis qu'un sur cinq (21 %) demande un investissement dans des smartphones et/ou des tablettes.

Malgré les alertes pour dire que nous sommes maintenant dans l'ère de la quatrième révolution industrielle, les salariés restent irrités par la lenteur (30 %) et l’obsolescence de la technologie (23 %), ou par une connexion Internet lente (22 %). Il est grand temps que les entreprises s'assurent qu'elles peuvent véritablement se définir comme « modernes » et « digitales ».

Travailler dans un environnement international peut être extrêmement enrichissant – aussi bien pour les collaborateurs que pour l'entreprise elle-même. Mais pour en récolter les fruits, il est important que l'environnement facilite le multiculturalisme et les salariés multi-sites. Des feedbacks réguliers et l’écoute active des besoins de vos collaborateurs contribuent largement à tout ceci, et assure en continu un personnel opérationnel.


Pour plus d'informations, vous pouvez retrouvez l'étude Workforce View in Europe 2017 sur fr.adp.com

Auteur

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Sébastien Haas est Vice-Président Marketing & Stratégie d’ADP France.

Diplômé de Neoma Business School, Sébastien Haas a démarré sa...

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Sébastien Haas

Sébastien Haas est Vice-Président Marketing & Stratégie d’ADP France. Diplômé de Neoma Business...

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