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Le projet et le sens conditionnent le collectif et les équipes

Il y a une grande différence entre avoir une raison sociale, des missions, des objectifs généraux déclinés en objectifs opérationnels puis en tâche… et avoir un vrai projet d’entreprise ! Il ne suffit même pas d’avoir une stratégie déclinée en plans successifs. Bref, il ne s’agit pas d’abord pour l’entreprise de savoir ce qu’elle « fait » ou ce qu’il faudrait qu’elle fasse : il s’agit de savoir CE qu’elle est. QUI elle est : ce en vue de quoi elle constitue, justement, une « entreprise » ; c’est-à-dire ce qui va transformer tous ceux qui y collaborent – à la suite du ou des fondateurs –, en un collectif de personnes humaines qui prennent part à l’œuvre, au sens qui est défini et porté par le projet.

Au point de départ, un projet d’entreprise est avant tout une histoire d’hommes, porteurs d’un désir de réaliser une œuvre. Cela est réconfortant : un homme ne saurait appartenir à une chose, à une usine, ou à une organisation économique ; un homme peut seul appartenir à une communauté d’homme.

La problématique de la coopération et du partage ne saurait faire l’impasse sur la dimension psychologique des relations professionnelles. En d’autres termes, la connaissance est une notion intimement liée à l’humain, ses modes de représentations, ses désirs et ses tabous. Encore une histoire d’Homme !

Certains, pour pallier cette difficulté et ses aspects irrationnels, tentent de rassembler les divergences entre les hommes autour d’une convergence d’intérêt qui leur seraient communs. La logique de communautés d’intérêts, est naturellement susceptible de favoriser une logique de partage et de coopération. On est passé, en fait, de la logique des silos à la « stratégie des nénuphars ». Mais croire que réunir des personnes qui partagent un même centre d’intérêt suffit à les inciter à partager et à se constituer en véritable collectif est pour le moins naïf. 

Certes, le collectif est un ensemble structuré de coopérateurs en rapport réciproque les uns avec les autres et avec leurs environnements, internes et externes à l’entreprise. Tous ces échanges permettent de donner à cet ensemble une certaine autonomie ; mais la première exigence d’un collectif de travail se mesure à la réalité, la pertinence et les valeurs porteuses de son projet. C’est-à-dire à son aptitude, plus que jamais, à partager ce qui fait son sens et à susciter la coopération de tous et de chacun.