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Recruteur, le plus beau métier du monde

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FoxRH a réalisé une étude sur le recrutement en interrogeant plus de 600 recruteurs. Cette étude est divisée en trois grandes sections : Le métier, les difficultés et l’avenir. L’objectif de cette enquête est d’aller au plus près de ce que pensent les recruteurs de leur métier,  de leurs missions et de leurs relations avec les différentes parties prenantes.

L’Humain tu privilégieras

76% des recruteurs interrogés dans notre étude ont choisi le métier de recruteur pour le coté humain de la fonction.

Le recrutement est avant tout un métier de rencontres dans lequel les échanges jouent un rôle prépondérant. C’est ainsi que pour 28% des recruteurs, l’entretien est l’étape la plus importante du process de recrutement ; derrière le brief de poste (37%) qui met aussi en avant la dimension humaine. Le brief de poste est un échange entre un opérationnel/un client et le recruteur qui va permettre à ce dernier de bien comprendre la recherche et le profil souhaité. Ce qui in fine lui permettra de réaliser des entretiens de qualité avec les candidats. Nous sommes ici dans la continuité de ce que les recruteurs estiment être la chose la plus importante dans le recrutement : L’Humain.

Un manque de formation

Les résultats de notre étude montrent qu’une majorité de recruteurs ont appris leur métier directement en poste.

Les recruteurs que nous avons interrogés sont une grande majorité à avoir validé une licence ou un master. Dans le cadre de ces formations, ils ont eu de nombreuses matières liées aux ressources humaines dont une sur le recrutement. Malheureusement cela n’est pas suffisant pour former des professionnels, qui seront, avant même d’intégrer la vie active, prêts à devenir recruteur. Et ce autant techniquement qu’humainement. Pour faire un bon recruteur, il faut aimer ce métier et non y aller par défaut. Une véritable formation pourrait le permettre. Notons que 9% des personnes interrogées nous disent avoir choisi ce métier par défaut, ce qui est un chiffre non négligeable. Le recrutement est une activité qui recrute encore plutôt bien (a contrario d’autres fonctions RH) ce qui pousse des jeunes diplômés RH à s’y diriger n’ayant pas trouvé le poste idéal à leurs yeux.

Des recruteurs pas vraiment satisfaits de leur rémunération…

Le niveau de rémunération dans la fonction ne correspond pas aux attentes qu’en ont les professionnels. Avec 71% des professionnels, ayant entre 1 et 5 ans d’expérience et un bac +3 minimum, touchant entre 26 et 35K€, il est compréhensible que ces derniers jugent leur rémunération insatisfaisante.
En sortie de formation, ils sont souvent payés en deçà de ce qu’ils espéraient (ou de ce que leur école leur a fait espérer  J ).

Certains recruteurs, travaillant en agence d’intérim par exemple, sont parfois payés entre 18 et 20K€. Cela revient à ce que nous disions en amont : des professionnels RH qui se dirigent vers ces opportunités à défaut de mieux. Ils acceptent donc un métier qui n’était pas leur 1er choix ainsi qu’une rémunération bien en deçà de leurs espérances.

…Mais qui aiment leur métier

Paradoxe ? Non. Certes on peut se plaindre de ne pas gagner suffisamment et de vouloir plus mais cela n’est pas forcément contradictoire avec le fait d’aimer son métier. Nombre de professeurs ne jurent que par leur métier, la transmission du savoir, l’éducation des plus jeunes, alors que leurs salaires ne sont pas flamboyants.
74% des professionnels du recrutement sont satisfaits voire très satisfaits du métier qu’ils exercent, tout niveau d’expérience confondu.

Un manque de reconnaissance

On observe sur ce thème deux choses. Les recruteurs affirment ne pas être reconnus à leur juste valeur par leur direction. Ils sont 51% à le déplorer (57% en entreprise ; 40% en cabinet de recrutement). A contrario, ils jugent que leurs commanditaires (client ou manager) ont beaucoup plus de reconnaissance pour leur travail. 64% se sentent reconnus professionnellement par eux.

Les dirigeants ne comprennent pas toujours le métier de recruteur. Ils l’imaginent plus simple qu’il n’y parait. Ils ne sont pas forcément conscients qu’il peut être compliqué de trouver les bons profils recherchés par les opérationnels/clients.

Ces derniers savent que le profil qu’ils recherchent peut rapidement se transformer en mouton à cinq pattes. Ils sont dans une certaine forme d’empathie avec leurs recruteurs.

Un métier stressant

Les recruteurs sont  65% à ressentir du stress dans leurs missions et/ou découlant des objectifs qui leur sont fixés.

La difficulté pour recruter des profils pénuriques, la concurrence des autres acteurs du recrutement, des entreprises, font que leurs missions peuvent devenir assez stressantes.

Les objectifs en cabinet de recrutement participent de l’augmentation de ce stress (il passe à 75% en cabinet). Certaines sociétés mettent en place des indicateurs de performances d’un autre temps : 50 appels/jour, 10 candidats rencontrés, tant de CV envoyés,… Le métier laisse alors la place à la quantité plutôt qu’à la qualité avec comme leitmotiv : plus le nombre d’appel, de rencontres, seront importants, plus les chances de faire mouche seront grandes.

Le tout aux dépens d’un stress grandissant dans la fonction notamment chez celles et ceux qui débutent dans le métier. Ils restent les plus « malléables » et « corvéables ».


Pour retrouver l’intégralité de l’enquête : https://fr.slideshare.net/FoxRH/livre-blanc-foxrh-le-recrutement-dans-tous-ses-tats

Auteur

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Aziz Boustil

*/ Cofondateur de FoxRH, chasse de tête spécialisé dans les profils RH et paie Spécialiste du...

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