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Stratégie RH > Conduite du changement
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Les 12 points de retrait du permis de Conduire le Changement dans les organisations
20.02.2012
Victor Waknine

Dans la conduite du changement des organisations de travail, il faudra également instaurer et compter avec les retraits de points de mauvaise conduite.

Voici donc la liste des infractions que les  élus devront négocier avec leur DRH, intermédiaire obligé du dialogue social.

  • 1 point de retrait, pour manque de signalisation du sommet de l'entreprise, notamment dire et expliquer pourquoi ce changement?
  • 2 points de retrait, pour annoncer un nouveau changement de vitesse, alors que le précédent n'a pas encore atteint son régime de croisière.
  • 3 points de retrait, pour faire clignoter le délai nécessaire à la mise en place du changement, c'est le plus dur, donc on ne peut pas le prévoir, inutile d'actionner ce levier.
  • 4 points de retrait, pour klaxonner les bénéfices ou l'urgence en coupant la ligne du dialogue social avec les élus sans  les consulter sur le principe du projet.
  • 5 points de retrait, pour parler de cette conduite au volant d'une entreprise sensible, dire comment on va changer sans même nous avoir convaincu du pour quoi?
  • 6 points de retrait, pour avoir mis "la charrue avant les boeufs" en décidant d'un nouveau ERP qui va faire "papa, maman, la bonne,..." et moi dans tout cela ?
  • 7 points de retrait, pour dire à tout bout de champ en soufflant dans le ballon, "c'est une décision du Corporate"
  • 8 points de retrait, pour un dépassement de vitesse du changement dans une agglomération de travail sereine et laborieuse.
  • 9 points de retrait pour conduite du changement en état d'addiction aux indicateurs purement gestionnaires, sans tenir compte de performance sociale et de l'engagement des salariés au projet.
  • 10 points de retrait, pour stationnement illicite et/ou dans une zone business de type " vache à lait", sans penser au changement par l'innovation et l'investissement;
  • 11 points de retrait, pour conduite du changement en état d'ivresse et d'adoration aux prévisions des consultants qui vous disent ce qu'il faut faire en sortant leurs modèles de conduite prêts à l'emploi.
  • 12 points de retrait et interdiction sur le champ de conduire une organisation pour Autisme aggravé, Aveuglement stratégique et Arrogance démultipliée, le triple AAA du dirigeant incompétent.

Que ce guide de conduite soit lu et commenté dans toutes les organisations de travail dites humaines en espérant que le changement, le vrai, soit le fruit du hasard de la vie et des échanges entre des parties prenantes qui se respectent un minimum.

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* Champ(s) obligatoire(s)

Nicolas-Spyridon SYNGUELAKIS20/02/2012 - 16:19

Qui retire le permis ? Et que fait-on des dirigeants qui managent sans permis ?

victor wanine20/02/2012 - 18:00

Chacun a son libre arbitre

Christian Baboux - RH-Humania22/02/2012 - 08:48

Lorsqu'un changement d'organisation intervient dans une entreprise, l'encadrement intermédiaire est en toute première ligne.
L'instauration de ce permis à points dans les entreprises et les formations au management de projet permettrait de réintroduire l'humain comme préoccupation majeure et éviterait probablement d'augmenter la souffrance au travail et les risques psychosociaux.

CHERIF O.22/02/2012 - 17:34

entretenir et veiller au bon fonctionnement de sa voiture......

Denis Juvin27/02/2012 - 17:33

Bien des chefs d'entreprise sont pris dans des comportements égotiques et n'ont ps consceince de la nécessité du changement et de l'évolution d'un encadrement qui mettrait plus en avant les valeurs humaines. Evidemment l'encadrement moyen, plus près de ses administrés, commence à percevoir le besoin, mais ils ne sont pas entendus, ils gardent donc pour eux ce qui redescent et se chergent de méanger la chèvre et le chou en prenant certains risques pour les plus courageux.
Peut-être le plus dur pour de tels patrons est-ce de penser "ensemble" ?
Merci de ce joli tir que je ne manquerai pas de partager, avec votre permission.
DJ

victor waknine27/02/2012 - 22:39

@DJ

mais je vous en prie, partagez sans souci
merci

SOMDA28/02/2012 - 01:48

Votre approche comparée est certes, sans équivoque, mais toujours est-il qu'il faut se poser la question de savoir comment procède-t-on pour avoir un permis de conduite, et avec un minimum d'éconduite sinon correctible?

victor waknine28/02/2012 - 07:40

@SOMDA oui c'est vrai , c'est la question qui vient à l'esprit. Les pratiques sont diverses, la notre à trop tendance à favoriser "l'origine" , l"appelation contrôlée", des écoles d'élite qui effectivement enseignent à merveille les outils nécessaires à la conduite sur autoroute. La marche d'une entreprise est faite d'aléas et de doutes éclairée de vivants. Le management se doit d'être biologique, or cet aspect de la conduite "humaine" des entreprises est peu abordée dans nos centres d’excellence
N'êtes vous pas d'ailleurs un peu amusée de voir l'empressement du corps doctoral à entamer la chansonnette du "bien etre au travail". comme si cette notion venait de naitre? On passe d'une mode à l'autre, l'essentiel est de faire semblant d'être dans le coup.
Face à cette pratique formattée, encouragée par la chasse de tête calibrée surtout si elle vient du concurrent, existe la filière de la promotion interne.
D'un point de vue éthique c'est la plus recommandée, car elle est "self proven", le patron a fait ses classes en interne, il connaît tous les chemins qui mènent aux résultats du travail commun, il est connu et crédible, on peut lui laisser tenir le volant.
Mais la folie du pouvoir peut lui faire perdre le sens commun, des filets et signaux sont donc nécessaires:
La règle et la convention s'imposent avec mesure dans le dialogue social, le droit fera le reste et la réputation sera le virage à ne pas manquer.
Désolé si je fus long, mais votre question comme celle de Nicolas est centrale et je vous en remercie

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